Sous-alliances :

Note CatVeg : certaines associations de cette alliance sont particulièrement riches en taxons prairiaux, de telle sorte que de nombreux auteurs européens (Mucina et al., 2016 notamment) proposent de l’intégrer à une unique classe prairiale (Molinio-Arrhenatheretea Tx. 1937), tandis que Bardat et al. (2001) ont retenu une classe intermédiaire (Molinio caeruleae-Juncetea acutiflori Braun-Blanq. 1950) entre Scheuchzerio palustris-Caricetea fuscae et classes prairiales. Cette possibilité semble discutable du fait de la présence de ces taxons prairiaux dans plusieurs autres classes (Galio aparines-Urticetea dioicae, Festuco-Brometea, etc.). De plus, il semble y avoir plus de taxons en commun entre le Molinion caeruleae et les Scheuchzerio-Caricetea qu’entre cette alliance et les classes prairiales. Il nous semble donc préférable d’affilier le Molinion caeruleae aux Molinietalia caeruleae, qui constitue l’ordre des végétations occupant les zones humides oligotrophes à mésotrophes alcalines. Cet ordre ainsi défini possède un groupe sociologique solide avec, en particulier, Schoenus nigricans, Juncus subnodulosus, Epipactis palustris, Carex hostiana, Serratula tinctoria, Sanguisorba officinalis. Ces choix synsystématiques devront être confirmés par l’analyse statistique d’un tableau phytosociologique synthétique associant les Scheuchzerio-Caricetea et les classes prairiales (Agrostietea stoloniferae et Arrhenatheretea elatioris). Le Molinion caeruleae est entendu en France dans un sens fidèle à la définition de Koch (1926) d’un syntaxon mésohygrophile neutrocalcicole, très bien caractérisé par un groupe sociologique diversifié. Toutefois, à l’échelle internationale (voir notamment Mucina et al., 2016), ce nom est utilisé dans un sens plus large, englobant le Juncion acutiflori. La liste des associations de cette alliance est fournie sous réserve, dans la mesure où il est probable que certaines associations trouvent davantage leur place dans une alliance prairiale plutôt qu’ici.