Description : Végétation vivace au recouvrement généralement très faible (autour de 20 %) dominée soit par Limonium pseudominutum qui forme des touffes espacées dans les contextes strictement rocheux, soit par Crithmum maritimum en présence de grosses fissures accumulant du substrat. Quelques thérophytes pionnières des Saginetea maritimae sont généralement présentes.
Espèces indicatrices : Limonium pseudominutum, Crithmum maritimum, Lotus cytisoides, Sonchus asper subsp. glaucescens, Limonium cordatum (cette espèce reste à étudier dans le département), Daucus carota subsp. hispanica s.l. On peut distinguer plusieurs faciès dans le département :
- faciès type : formation végétale au recouvrement faible des falaises rocheuses verticales ;
- faciès à Lotus cytisoides et Daucus carota subsp. hispanica (s.l.) : faciès au recouvrement plus fort en particulier par la présence d’espèces affectionnant les replats terreux où la présence d’oiseaux marins enrichit notablement le substrat, se développant en banquettes sur les pentes rocheuses littorales ;
- faciès à Artemisia caerulescens subsp. gallica : faciès des rochers littoraux plutôt horizontaux (karst littoral) offrant des fissures fines où s’accumule un substrat terreux soumis aux embruns ;
- faciès à Limbarda crithmoides subsp. longifolia : faciès d’extension spatiale souvent très limitée, caractérisé par la présence d’halophytes telles que Limbarda crithmoides, Arthrocnemum macrostachyum ou Sarcocornia fruticosa, qui forment des peuplements ponctuels sur les rochers littoraux peu pentus et offrant de larges fissures, très proches de la mer et soumis régulièrement aux paquets de mer.
Écologie : Végétation rupicole pionnière, strictement halophile, des fissures et des parois rocheuses maritimes plus ou moins verticales, directement soumises aux embruns. L’association est indifférente au substrat et se retrouve à l’identique sur les poudingues acides de La Ciotat. Étage mésoméditerranéen.
Chorologie BdR (13) : Sur l’ensemble du littoral rocheux du département depuis Martigues jusqu’à La Ciotat et toutes les îles ; très ponctuel sur les rives de l’étang de Berre (île des Trois Frères à Châteauneuf-les-Martigues). Le faciès à Artemisia caerulescens subsp. gallica est bien représenté vers la pointe de Bonnieu sur la Côte Bleue tandis que le faciès à Limbarda crithmoides n’est actuellement connu que des îles marseillaises, du cap Croisette et ponctuellement sur la Nerthe près de Bonnieu.
Précision dynamique : Communauté pionnière dynamiquement stable et sans potentiel d’évolution. Vers l’intérieur des terres, elle est généralement en contact avec les communautés des garrigues halotolérantes de l’Euphorbion pithyusae et intègre, selon l’échelle d’observation, les communautés annuelles du Sileno sedoidis-Catapodion loliacei (Saginetea maritimae) qui se localisent sur les replats.
Sources : Noble et Baret 2019