Description : Grand arbre caduc à croissance fulgurante, tronc gris lisse devenant crevassé, rameaux robustes à cicatrices foliaires marquées. Feuilles composées très longues (souvent 30–90 cm) à nombreux folioles ovales portant à la base une dent glanduleuse ; feuillage et rameaux dégagent une odeur forte lorsqu’on les froisse. Espèce dioïque à production massive de samares chez les pieds femelles ; banque de graines abondante et durable. Drageonnant vigoureusement, il rejette après coupe et émet de longues racines traçantes colonisant rapidement les sols remués et les maçonneries fissurées.
Risques : Très compétitif grâce à sa plasticité écologique, sa capacité de rejet et une allélopathie marquée (ailanthone) qui inhibe la régénération des espèces indigènes ; il forme des fourrés monospécifiques appauvrissant fortement la diversité. En ville, ses racines soulèvent trottoirs et enrobés, envahissent réseaux et murs, générant des coûts d’entretien élevés ; le pollen des pieds mâles est allergisant. Hôte privilégié d’insectes exotiques comme Lycorma delicatula là où ils sont présents, ce qui peut amplifier des risques phytosanitaires pour la viticulture et les fruitiers. Les opérations de coupe favorisent souvent les repousses, rendant le contrôle long et coûteux.
Habitats : Très répandu en France et en Europe tempérée à méditerranéenne ; colonise les friches, bords de voies, talus ferroviaires, berges alluviales et fissures de bâti, y compris sur substrats secs, pauvres, chauds et pollués.
Floraison : mai-juillet
L’ailanthe glanduleux (Ailanthus altissima) est une espèce exotique envahissante classée comme modéré en Occitanie par INVMED.